Les oeillères

On ne sait pas, parce qu’on ne veut pas savoir.
Marche droit, détourne ton regard
Et surtout, n’enlève pas tes œillères
Cela pourrait te détruire, alors pourquoi le faire ?

J’ai enfin ouvert les yeux.
Ma joie fut d’abord si immense.
J’ai regardé dans les cieux,
Avant d’observer mon existence.

Le monde est aussi beau qu’il est laid
Mais ce n’est pas sa faute, tu sais.
L’homme est capable du meilleur comme du pire,
Mais qui est vainqueur entre entre les larmes et les rires ?

On ne sait pas, parce qu’on ne veut pas savoir.
Marche droit, dévie ton regard
Et surtout, ne retire pas tes œillères
Cela pourrait te blesser, alors pourquoi le faire ?

Les aveugles n’entendent-ils pas la laideur de l’injustice?
Les sourds ne voient-ils pas les hurlements de douleur ?
On a tous nos sens, mais ils ont subi un maléfice.
Ils sont atrophiés par la terreur.

On a peur de perdre notre confort.
On fait des cauchemars dans lesquels on perd notre or.
On craint les autres, les étrangers, les différents.
On est terrifié par l’inconnu, par les changements.

On ne sait pas, parce qu’on ne veut pas savoir.
Marche droit, évite les regards
Et surtout, ne desserre pas tes œillères.
Cela pourrait t’amocher, alors pourquoi le faire ?

Mais si tu oses braver l’inconnu
Alors enfin la peur te quittera.
Tu en seras bouleversé, tellement émut
Que lorsque tu regarderas en arrière, tu ne te reconnaîtras pas

Il faut regarder la misère et la douleur
Pour pouvoir se rendre compte que notre soit-disant bonheur
Ne nous rend pas heureux mais esclave.
Sa vraie nature est une prison, un enclave.

On ne voit pas, parce qu’on ne veut pas savoir.
Ralentis et pose ton regard,
Arrache tes œillères.
Cela te fera grandir, alors pourquoi ne pas le faire ?

Tu pourras enfin penser à toi.
Cela fait si longtemps que tu ne l’as pas fait
Tu devras faire face à tes choix.
Et alors tu sauras si ta vie est celle que tu voulais.

Et si ce n’est pas le cas,
Surtout ne t’en fais pas.
Maintenant, tu as les yeux ouverts.
Ta vie, tu sais désormais ce que tu veux en faire.

On sait parce qu’on veut savoir.
Arrête-toi et caresse d’un regard,
Puis brûle tes œillères.
Cela te fera sourire, alors pourquoi ne pas le faire ?

C’est un long chemin que tu as parcouru.
Sens cette paix qui émane de ton corps.
Sens que tu ne crains plus l’inconnu,
Que tu as compris qu’il te rendait plus fort.

Tu t’es enfin libéré
De l’ignorance, de l’égoïsme et du rejet.
Tu as du souffrir pour t’améliorer
La vérité blesse tandis que le mensonge complaît.

On sait parce que l’on veut savoir.
Repose-toi et offre ton regard.
Tu n’as plus d’œillères,
Tu as enfin choisi ce que tu voulais faire.

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